
A Dijon
Dimanche 11 janvier
Clôture de l’année jubilaire et
messe d’action de grâce pour la béatification de Philippe-Maurice Bouchard
15h30 : église St Michel, départ de la procession
16h : Messe à la cathédrale St Bénigne
Philippe-Maurice Bouchard (1916 - 1945) a été béatifié le samedi 13 décembre 2025 en même temps que 49 autres martyrs. Il y a 9 prêtres diocésains, 4 franciscains, 1 jésuite, 3 séminaristes, 14 scouts, 19 jocistes.
Au fond de notre église, un feuillet vous le présente. Il est de la famille du
père Royet et du père Hache.
La mission St Paul
En 1942 le cardinal Suhard se préoccupe d’apporter un soutien spirituel aux 600 000 jeunes français envoyés en Allemagne pour le STO. Il essuya un refus tant des autorités françaises qu’allemandes.
Le 11 mars 1943, il insiste auprès du maréchal Pétain et de Laval en leur demandant une intervention spéciale en faveur d’une aumônerie officielle :
« les 600 000 Français travaillant en Allemagne sont privés de l’assistance de
tout aumônier français. ». En vain.
En raison de ce refus persistant, la « solution saint Paul » est envisagée. Il s’agit d’envoyer quelques prêtres clandestins. Cette solution a été voulue par le cardinal Suhard et explicitement assumée par le pape lui-même. Le 21 mars 1943 paraît le rescrit pontifical destiné à assurer l’assistance spirituelle aux travailleurs civils en Allemagne en étendant, par l’intermédiaire du cardinal Suhard, aux aumôniers des travailleurs clandestins, toutes les autorisations canoniques requises.
Les 30 et 31 mars 1943, le père Rodhain réunit à Paris les prêtres sélectionnés et de nouveaux volontaires et leur parle de la nécessaire clandestinité.
Le 20 mars 1943, la Wehrmacht autorise la « transformation » de 250 000 prisonniers de guerre en « travailleurs-civils ». Quelque 200 prêtres français demandent cette transformation en « civils » pour porter quelques secours spirituels aux travailleurs requis. Au 20 octobre 1943, on compte 25 prêtres- ouvriers clandestins, une soixantaine de requis et environ 200 prêtres
« prisonniers-transformés » – le 13 avril 1944, ce seront 250 prêtres et plus de 1000 séminaristes et des milliers de militants qui seront recensés. Outre les clercs, dont certains clandestinement « transformés » en « travailleurs-civils », il y a, parmi tous les requis embarqués par suite des lois de Vichy du
4 septembre 1942 et du 16 février 1943, un certain nombre de jeunes, jocistes, scouts, jécistes, jacistes ou autres jeunes catholiques, qui sentent plus ou moins confusément que cette réquisition à laquelle ils sont soumis, non seulement est une violation de leur citoyenneté nationale, mais aussi les expose, eux et leurs jeunes camarades, à un endoctrinement contraire à la foi chrétienne. Au sein même de l’État nazi, ils opposèrent à la nazification des esprits une ferme et constante résistance spirituelle et finirent martyrs de leur foi, victime de « l’activité de l’action catholique française auprès de leur compatriotes, travailleurs civils dans le Reich » ; épuisés par la maladie et les mauvais traitements, dans l’abjection des camps de concentration ou des « convois de la mort », ils offrirent leur vie pour l’Évangile.
Source : Mgr Charles Mollette, La « Mission Saint-Paul », traquée par la Gestapo,
